Compte administratif de la ville: entre saines fondations et perspectives obscures.

Mercredi 1 Juillet 2015

Le conseil municipal était réuni hier soir.

A l’ordre du jour, le compte administratif : endettement contenu pour un investissement soutenu, taux d’imposition bas. Si ce satisfecit est à mettre au crédit de la précédente gestion, il méritait d’être analysé à la lumière des choix de la nouvelle municipalité.


Nous avons ainsi noté le bond inquiétant des charges de personnels. Malgré nos questions et nos courriers officiels, le maire n’a pas voulu produire d’état détaillé des entrées et sorties du personnel. Il ne s’est pas non plus expliqué sur les mouvements de cadres municipaux ou de retrait de délégation d’adjoint sur lesquels nous l’avons interpelé. La transparence a semble-t-il des limites.

Le maire a également dit que la fiscalité n’avait pas été augmentée. Or ce qui est vrai pour la mairie ne l’est pas pour la CAB ! Il suffit pour le comprendre d’apprécier l’augmentation significative de la TEOM, portée en germes par le budget de la ville. Gilles Simeoni a promu et voté le budget de l’agglo qui a entériné cette hausse !

Nous avons également pointé la nature des investissements de la ville qui repose aujourd’hui encore exclusivement sur notre plan d’investissement pluriannuel : voie douce, Centre culturel des quartiers Sud, parking Gaudin. L’actuelle majorité n’a depuis sa prise de fonction présentée aucun projet susceptible de projeter Bastia dans les années à venir. Cette passivité aura des conséquences : du temps perdu et des financements qui risquent de disparaitre.

Cas exemplaire de cette propension à l’inertie : le parking Gaudin, à l’ordre du jour hier. Pensé et financé par l’ancienne équipe il constituera à l’avenir une bouffée d’air pour les riverains, commerçants et visiteurs de l’hypercentre. Le séquençage d’études qui auraient pu être menées de front a fortement ralenti le projet en plus d’y avoir ajouté un coût non négligeable. Là encore, nous l’avions dénoncé et les faits nous ont donnés raison.
 
Compte administratif de la ville: entre saines fondations et  perspectives obscures.